Délibérations de la communauté de 1808 à 1818

Yves Bodard, copie partielle des délibérations de la commune de Castelnau Rivière Basse; 1808 à 1823

 Le 10 Février 1808, le maire dit; il se forme dans cette commune depuis 3 jours dans la nuit des attroupements faisant un bruit confus de cornes, poêles, et autres instruments qu'accompagnent des cris, des huées. Vu l'article 3 de la loi du 24 août 1790, qui charge les maires du soin de réprimer et de punir les délits contre la tranquillité publique.

Le 13 mars 1808, régularisation et perception des droits de location des places de la halle et du marché. Les droits seront fixés à raison du mètre de terrain que les marchands occuperont.

Place de la halle, pour 3 m2 de terrain l'abonnement est de 15 Francs et 60 centimes, pour 1 jour de foire 2,60 Frs, pour 1 jour de marché 90 centimes

Place du marché, pour 3 m2, l'abonnement est de 10 Francs 40 centimes, pour 1 jour de foire 1 Frs 25, pour un jour de marché 50 centimes.

1808, pièce manquante mais le détail en a été retranscrit en 1817

le chemin public pour arriver au cimetière n'était pas praticable à partir de la maison du sieur Ducasse jusqu'à la croix de Poncet. La rue Lacastelle était creusée au milieu avec des trous profonds en plusieurs endroits, et utilisée à faire des fumiers l'hiver, on y passait avec difficulté, ledit sieur Clarac, la fit mettre ladite année 1808 dans son état actuel, il y employa pour ce travail 400 bouviers qui portèrent sur cette rue 600 tombereaux de gravier mêlé de terre extrait de la côte de la Balette, la chaussée a été formée d'un pied et demi d'épaisseur, et il y employa 800 manœuvres.

Le 4 décembre 1810, se sont assemblés les maires du canton. Mr le maire de Castelnau a dit que le préfet du département par la circulaire du 26 novembre 1810 a assigné au canton un supplément de 8 hommes pour faire parti du bataillon des gardes nationaux d'élite, pour être porté à 1000 hommes ainsi que prescrit le ministère de la guerre et que ces hommes doivent être désignés d' aprés le mode de l'arrêté du 23 octobre.

Voici la liste:

1er, Jean Dartiguelongue Coulonné 1er cadet 28 ans de St Lanne

2, Jean Liberon Borda aîné, 34 ans de Madiran

3, Jean Clavé Bacarrère, 20 ans de Lascazéres

4, Jean Degurs cadet, 21 ans de Lascazères

5, Alexis Dufréchou Planté, 22 ans de Lascazères

6, Jean Juston Ménouret, 29 ans de Lascazères

7, Jean Baptiste Gage, 25 ans de Castelnau Rivière Basse

8, Jean Dulos aîné, 29 ans de Madiran

Le conseil les ayant reconnus forts, et robustes capable de supporter les fatigues de la guerre.

Il n'y aura pas de suppléant. Ils se rendront à la préfecture de Tarbes le 8 décembre du mois courant.

Le 5 décembre 1808, Jean Baptiste Lafitte, chevalier d'Empire déclare à la mairie qu'il veut se fixer à Castelnau et y exercer ses droits politiques conformément à l'article 99 de l'acte de constitution de l'Empire en date du 28 Floréal AN XII et 18 mai 1804 et de l'article 4 du décret impérial du 17 janvier 1806.

( il présentera son titre de chevalier d'Empire, voir transcription dans les personnalités de Castelnau)

Les Fontaines

Le 4 mai 1812, il est dit que la fontaine appelée, La Castelle qui devait fournir de l'eau à plus de 60 ménages de la partie septentrionale (nord) de la ville n'en donne au plus qu'une vingtaine de cruches en 24 heures, des éboulements ont fermé le tuyau qui conduisait une source abondante, cette source a pris depuis un grand nombre d'année une autre direction qui n'est pas aperçue . Que la fontaine appelée Lou Carboué qui abonderait passablement, est tenue d'une maniére indécente, elle est située au couchant de la ville le long de la voie publique dans une fosse qui n'a pas de clôture, où le bétail s'abreuve à volonté et ressort tout plein d'ordure. Que la fontaine appelée à Picou est située dans un lieu solitaire au midi de la commune sur la pente d'un coteau au milieu des vignes, sa source est reconnue par la finesse de ses eaux supérieure aux autres, le quartier du Cammas s'y pourvoit constamment, mais par sa situation les eaux pluviales la corrompent . Il est urgent pour la ville de restaurer ces 3 fontaines.

 Construction d'un maître-autel

Le 15 octobre 1812, Mr le maire a dit que l'église paroissiale n'a pas de maître-autel, qu'il est urgent d'en faire construire un pour décorer cet édifice, qu'il a fait dresser un devis et détail estimatif dont la dépense est portée à 925 francs, et que par une loi du 6 janvier 1810 la commune est autorisée à s'imposer extraordinairement la somme de 3000 Francs pour être employée aux réparations de l'église ;( le devis a été dressé par Mr Laburthe architecte).

le 29 mars 1813, à 3 heures de l' aprés midi, séance extraordinaire du conseil.

Présents M.M Mailho, Maffré, Rozis fils, Laburthe, Fourtet Hourtic, Dufourc Rouge, Antoine Dupleix et Delos.

Nous Mathias Dufourc, doyen dudit conseil, procédant en vertu de l'arrêté de monsieur Chazal, baron d'Empire, officier de la légion d'honneur, préfet du département des Hautes Pyrénées en date du 1er du courant qui nomme Barthélémy Victor Doussau adjoint dans le renouvellement quinquennal qui a eu lieu.

Le maire a dit que le devis pour la construction du maître-autel a été approuvé, et que le mur où sera placé ledit autel, ainsi que les murs latéraux vont rester sans décoration, il demande qu'il y soit pratiqué quelques peintures .

( 1813, 6iéme coalition contre Napoléon, campagne d'Allemagne au nord et au sud Wellington l'anglais s'approche des Pyrénées, le 5 avril 1814 Napoléon signe son abdication, 2 mai 1814 première restauration Louis XVIII arrive)

Séance du 10 mai 1814, travaux à l'église

Le maire a dit que l'entrepreneur s'occupe journellement des objets de sculpture et que le tout sera placé sous peu, mais le maire dit aussi qu'il reste encore des travaux à faire très urgents tels que de rétablir le plancher du sanctuaire, les bancs et balustrades, fermer l'arceau de la chapelle de Laborie, réparer les marches de la sainte table et rafraichir la peinture des bancs.

Mars 1815 Napoléon revient, il entre dans Paris le 20, (les cents jours) louis XVIII s' enfui à Gand, le 23 juin Napoléon abdique à nouveau et revoilà Louis XVIII et changement dans le monde politique, à Tarbes le préfet changera et à Castelnau changement de maire, et  à Castelnau on devient royaliste. 1790 c'était vive la constituante et vive le roi, 1792 à mort le Capet, Louis XVI monte à l'échafaud le 21 janvier 1793, vive Robespierre , 28 juillet 1794 il passe à la guillotine, fin de la grande terreur en 1795, (16594 guillotinés en France), octobre 1795 début du directoire, 1799 Bonaparte 1er consul, encore la guerre, 1806 à Castelnau on fait la fête vive Napoléon, 1815 c'est vive le roi louis XVIII.

20 janvier 1816, règlement de police à Castelnau

le maire de Castelnau croit devoir rappeler à ses administrés que demain 21 du courant est l'anniversaire de l’affreux régicide commis sur la personne de Louis XVI et que ce jour est consacré à un deuil national dans toute la France. En conséquence, il invite et en tant que de besoin enjoint à tous les citoyens de suspendre toutes les réjouissances, ainsi que toute société de bal. Ordonnons pareillement, que toutes auberges et cabarets seront strictement fermés pour les domiciliés, qu'il en sera de même du billard et de toutes les maisons où l'on donne à jouer au public. Les contrevenants seront traduits au tribunal de police.

En l'absence du maire, l'adjoint a reçu du sous-préfet une circulaire qui d' aprés les ordres de sa majesté fixe à ce jour 20 janvier la cérémonie funèbre qui doit avoir lieu chaque année en expiation de de la mort affreuse de l'infortuné Louis XVI, il prévient les personnes nécessiteuses de la commune qu'il se fera aujourd'hui vers 4 heures du soir une distribution de pain à leur profit et se continuera demain s'il est nécessaire .

20 janvier 1816, l'adjoint dit qu'il a reçu hier à 7 heures du soir une dépêche de Mr Le sous-préfet en date du 18 du courant mois, par laquelle, il nous donne avis que le service funèbre qui doit avoir lieu chaque année le 21 janvier en expiation de la mort affreuse du vertueux Louis XVI était fixé à ce jour 20, nous nous sommes aussitôt empressés de nous concerter avec Mr Decamps curé de la paroisse pour régler la cérémonie d'une maniére digne de son objet autant que les localités et la brièveté du temps peuvent le comporter, nous avons en même temps dépêché des messagers dans les communes rurales du canton pour transmettre à M.M les maires les mêmes ordres, au lever de l'aurore, le son des cloches, des crieurs public et même des affiches ont annoncé la cérémonie, à 11 heures du matin nous nous sommes rendus à l' hôtel de ville où se sont réunis à nous sur l'invitation que nous leurs en avions faite faire tous en costume et en grande tenue, Mr Mailho juge de paix avec son greffier, M.M les officiers à la demi solde et de tous les grades qui n'ont pas été empêchés par absence ou maladie ainsi qu'un volontaire royal le seul qui s'est trouvé présent dans la commune à raison de l'absence momentanée de Mr Sabail, maire, qui réunit également la qualité de volontaire, le cortège ainsi formé s'est rendu à l'église paroissiale vers 11 heures et demi, chacun des membres qui le composait a occupé la place qui lui était destinée. Un catafalque bien éclairé avait été élevé en avant de l'église prés du sanctuaire, le peuple se trouvant assemblé en grand nombre comme aux jours de grandes fêtes, Mr le curé assisté d'un autre prêtre habitué de la paroisse a célébré une messe solennelle des morts. Les fonctionnaires publics ainsi que M.M les officiers et volontaire royal tenaient chacun à la main un cierge allumé, aprés l'évangile, Mr le curé est monté en chaire et a donné lecture du testament du malheureux Louis XVI qui a été entendu avec le plus grand silence et dans le recueillement le plus parfait, aprés la dite lecture, Mr le célébrant a donné la paix que chaque membre du cortège a été recevoir, et a en même temps offert son cierge. La cérémonie qui a laissé dans l'âme de tous les assistants des souvenirs douloureux étant ainsi achevé, le cortège est revenu dans le même ordre à l'hôtel de ville d'où il est parti , aussitôt a commencé une distribution de pain aux indigents qui a été continuée à domicile pour les pauvres infirmes ou honteux.

17 juillet 1816, les autorités civiles de la commune de Castelnau considérant que ce jour qui rappelle la rentrée de notre auguste monarque dans ses états, est un jour à jamais solennel dans le cœur des français, voulant en outre signaler d'une façon convenable aux vœux de nos administrés, nous avons à leurs sollicitations et à notre grand désir réglé l'ordre d'une fête publique.

Nous savons trop bien ce que nous devons de remerciement à Dieu que dans sa miséricorde a bien voulu nous rendre un bourbon, pour secouer le joug qui accablait cette malheureuse France, aussi nous avons prié Mr le curé de la commune de vouloir chanter un Te- Deum pour la conservation du roi et de sa famille, tous les habitants de cette municipalité y ont assisté avec la révérence la plus religieuse, nos militaires y sont venus en grande tenue et y ont montré l'exemple de la décence, il a été décidé parmi nous que la fête ne saurait être complète si elle n'était masquée par les bienfaits, en conséquence il a été fait une distribution de 3 quintaux et demi de pain aux pauvres et nécessiteux de cette commune .

Cette distribution étant terminée nous avons été mettre en ordre un bal public, puis nous nous sommes retirés avec M.M les bourgeois et M.M les militaires pour faire ensemble ce que l'on peut appeler un repas de famille, la gaité était de la partie, la plaisanterie la plus fine lui servait de compagnie et la confiance conduisait le cortège . Nous avons bu plusieurs fois à la santé de la famille royale et quasi chaque coup à celle du roi, enfin nous nous sommes souvenus de la politique que pour nous de crier Vive le roi , notre dîner fini est venue l'heure de commencer le bal, nos dames au milieu d'une toilette aussi élégante que modeste, avaient avec beaucoup d'art mis le lys de la partie, l'on a dansé toute la nuit, vers le matin il fut servi un ambigu (1) à nos danseuses qui ont chanté avec beaucoup de goût et de méthode quelques couplets en l'honneur de la famille royale.

Cela fut notre fête, nous osons espérer, Monsieur le comte que quoique nous n'ayons point attendu d'ordre pour solenniser publiquement ce jour, vous ne serez point fâché de notre zèle et qu'il vous sera agréable d'en voir ce détail.

(1) au cas où, un ambigu, c'est un petit repas froid

Le 2 août 1816, présentation du budget de la commune et vérification des comptes.

7 octobre 1816, Mr Pierre Pandellé fils cadet ancien sous -officier natif de Castelnau est choisi pour remplir les fonctions de garde-champêtre en remplacement de Mr Mieussens, il sera payé 750 Francs par année

 Le 21 décembre 1817, le conseil municipal de la commune de Castelnau département des Hautes Pyrénées extraordinairement convoqué pour régler un tarif qui régisse les droits établis pour le bail à ferme des halles et places de cette ville et pour ampliation à celui qui a été réglé en séance du 13 mars 1808, en vertu de l'arrêt de la préfecture qui régit cette matière et afin de soumettre le présent tarif à son excellence le ministre des finances. Mr le maire président l'assemblée, en présence de M.M les conseillers municipaux, Bacarrére, Laubadére, Mailho, Laplante, Dupeyré, Dupleix, Maffré, Laborie, et Lanussol. Il a été représenté par l'autorité que les droits des places à la halle n'étaient pas suffisamment détaillées pour le règlement mis en séance du 13 mars 1808, et qu'il convenait de les établir et classifier comme suit: à savoir

Place de la halle

Le droit des bancs sous la halle seront divisés en deux classes, seront compris dans la 1ère ceux de la rangée du centre et encore les 2 premiers adossés à l'église faisant face à l'allée du couchant.

La rétribution desdits bancs sera fixée comme suit:

par jour de foire-- 2 Francs

pour les jours de marché ---- 90 centimes

tous les autres bancs compris sous ce bâtiment sont rangés dans la seconde classe, et est attribué à l'adjudicataire par rétribution :

par jour de foire --- 1 F 50

par jour de marché – 75 C

Bancs sur la place.

Les bancs sur la place seront rangés en 3 classes seront compris dans la 1ère ceux adossés aux bâtiments avec des étals, il sera perçu par ceux-ci ;

par jour de foire --- 1 Franc

par jour de marché --- 50 C

seront à la seconde les bancs levés dans l'intérieur de la place avec étals et seront sujet à une rétribution de:

par jour de foire –75 C

par jour de marché --- 50 C

seront enfin de la 3 iéme classe les bancs découverts, il sera payé pour la rétribution de ceux-ci:

par jour de foire --- 50 C

par jour de marché --- 25 C

en outre il sera attribué à l'adjudicataire 50 centimes par char de vaisselle de terre qui sera déposé sur la place, et par charge de cheval 20 centimes

la classification ainsi terminée, la grandeur des bancs établis à la capacité de 3 mètres de terrain, et la rétribution fixée comme il est dit par le produit étant supposé s'élever à 150 Francs. Plus haut Mr le maire ajoute que la place au marché doit comprendre les places et rues publiques de cette ville, que nonobstant cela, chaque propriétaire doit conserver l'entrée libre de sa maison les jours de foire et de marché, qu'en outre l'adjudicataire ne pourra élever des bancs devant les façades des maisons qui entourent la place, qu'en observant 1 mètre de distance de ceux-ci à la muraille Fait les jours de marché, et fait les jours de foire.

L'adjudicataire ne pourra dresser aucun banc qui puisse gêner l'entrée de la petite halle, il demeure mis en charge de réparer le pavé de pour l'exercice de son droit si il avait besoin de le crever en quelque circonstance . Les terrages seront francs de rétribution.

Les raisons de Mr le maire étant entendues, lecture ayant était faite du règlement pris en séance du 13 mars 1809, le conseil municipal de la commune de Castelnau est d'avis que les droits de la place, et de la halle soient réduits en mode de classification et de rétribution établis plus haut et qu' en soit perçu sur 3 mètres de terrain en carré et au prorata de celui qui sera occupé de plus ou de moins.

Même jour 21 décembre 1817, délibération sur la gestion de l'octroi municipal. Mr le maire observe qu'il est de convenance que l'on prenne des moyens pour fixer nos revenus d'une manière stable afin de protéger la formation des budgets, il ajoute qu'il croit que l'intérêt de la commune exige la prise en ferme des revenus de l'octroi, qu'il estime la mise en régie de cette ressource communale comme un mode vicieux dans notre administration, il apprécie que ce dernier moyen peut renfermer en lui même beaucoup d'arbitraire, attendu que notre localité et nos tarifs, le régisseur se trouve à peine sous la dépendance des lois administratives à ce sujet, en proposant la mise en ferme de l'octroi nous devions aussi songer à un règlement qui serait inviolable pour tous fermes ajout t' il , mais notre petite population et nos localités semblent nous dispenser de motiver par d'autres voies que celle d'un cahier des charges et du tarif déjà autorisé tout mode de réception attendu que ces deux pièces seront rédigées dans l'esprit des lois du 9 décembre 1814 et 28 avril 1816.

Les raisons de Mr le maire étant entendues appréciant l'inexactitude des régies de l' octroi communal, en outre la variation de cette recette, et des abus qui peuvent en découler de la gestion par régie, le conseil à l'unanimité arrête la prise en ferme de l'octroi municipal de cette ville pour l'exercice prochain en chargeant sur la protection des lois précitées pour la formation des cahiers des charges et l'observation stricte du tarif enfin de ce fait et rédigé le présent à la mairie de Castelnau le jour et an que dessus et chacun des membres a signé avec nous aprés lecture.

Même jour 21 décembre 1817, Compte rendu par Mr Clarac ancien maire des dépenses faite pour le nouveau cimetière en 1808

Compte rendu par Mr Clarac qui a administré pendant quelques années en qualité de maire ladite commune au conseil municipal, en exécution d'un décret du gouvernement du 23 prairial AN XII. La commune a abandonné le cimetière adossé à l'église et s'en est procuré un nouveau hors de l'enceinte de la ville. L'emplacement a été choisi à l'aspect du nord sur un terrain appartenant au sieur Mathias Dufourc, marchand drapier, qu'il a fourni en échange d'un autre terrain communal appelé à Lasbousigues du Batan, ledit échange a eu lieu par autorisation du gouvernement. Le nouveau cimetière a été fermé de murs de 2 mètres de hauteur, les travaux ont été fait par régie, les matériaux proviennent en  1er de la démolition d'une porte de la ville prés de la maison de Labenette, en 2iéme, de la démolition d'une ancienne prison adossé au nord de l'église, en 3iéme, de la démolition d'un mur de Lapeyrie et enfin en 4iéme, de celle d'un autre mur très élevé qui était l'ancien cimetière représentant en outre sous le calvaire, le transport de ces matériaux de même que le sable s'est fait par les habitants par corvées. Les fondements de murs ont été creusés, les maçons ont été payés à savoir ; Marc Cadrey qui était le chef 3 Francs par jour, ses garçons et autres maçons 1 F 75 Centimes, le traceur qui a démoli 2 Francs par journée, pour les frais pécuniaires la commune à vendu par autorisation du gouvernement un emplacement communal situé derrière la maison du sieur Étienne Mieussens au sieur Barthélémy Lafitte pour la somme de 315 Francs qui a été versée dans la caisse municipale, les autres fonds, ont été pris sur le budget de 1808 et sur les produits de quelques ventes de terreau et de morteraux qui en a lieu sur les places de la ville. En exécution des travaux, achat de la chaux et autres choses dont le détail suit:

le 19 décembre 1807, Mr Clarac a délivré un mandat de 35 Francs à Lacapiére traceur pour payement de 17 journée et demi de travail en démolissant la porte de la ville, à prendre sur le receveur municipal sur les 31 Francs provenant de la vente du terrain communal de derrière la maison du sieur Mieussens .

Le 27 du même mois, il a été délivré au dit Lacapiére un autre mandat de 4 Francs pour 2 journées de même travail à prendre sur les mêmes fonds

le 4 janvier 1808, délivré mandat à Étienne Mieussens, 9 Francs pour conduire les bouviers portant les matériaux pour le dit cimetière.

Le 21 mai délivré un mandat de 60 Francs à Bernard Nabonne de Madiran pour 4 chars de chaux qu'il a fourni pour le mur du cimetière.

9 juin, mandat délivré de 25 Francs et 25 centimes à Marc Cadrey maçon pour 13 jours de travail pour la construction du mur du cimetière.

30 juillet, mandat de 44 Francs à Bernard Nabonne Queta de Madiran pour payement de 3 chars de chaux

17 août, mandat de 44 Francs à Cardes de Madiran pour payement de 2 chars de chaux.

20 août, mandat de 67 Francs et 50 centimes à Marc Cadrey pour 35 journées de travail pour le mur du cimetière.

5 septembre, mandat de 30 Francs à Laprune pour remboursement de telle somme qu'il avait payé à Lauzin Chinol de Madiran pour la formation de 2 chars de chaux

13 septembre, mandat délivré de 10 Francs 25 centimes à Marc Cadrey pour 4 jours de travail.

Dépenses pour la porte du nouveau cimetière

Pour la porte le 27 septembre 1808 Mr Clarac ancien maire a délivré un mandat de 2 Francs 40 centimes à Jeannet Feuga serrurier pour payement de 2 gonds qu'il a fourni pour la porte du cimetière.

Le 8 septembre, mandat de 30 Francs à Jean Gage Bandalé de Madiran pour deux chars de chaux.

Le 15 septembre, mandat de 6 Francs à Lafitte Baudric maçon pour 3 jours de travail.

Le 17 /, mandat de 30 Francs à Lalanne Divayre de Madiran pour 2 chars de chaux.

Le 23 /, mandat de 6 Francs 13 centimes à Dupuy dit Line maçon pour 3 jours et demi de travail.

Le 23 /, mandat de 8 Francs 75 centimes à Pierre Dufart maçon pour 5 journées de travail.

Le 23 septembre, mandat de 4 francs 37 à Lalanne Sourd maçon.

Le 24 octobre, 18 Francs à Marc Nabonne Balette charpentier pour la porte du cimetière ayant fourni les clous et fait une croix en bois de châtaignier peinte en rouge de la hauteur de 6 pieds placée au milieu du cimetière.

Le 4 décembre 1808, 17 Francs 74 centimes à Jean Cyr Feuga serrurier pour payement de 4 pentures avec deux pivots à crampon et deux crapaudines pesant 27 livres, de 36 clous pour porter les pentures, d'une serrure avec verrou, d'un autre verrou et un crochet le tout pour la porte du cimetière.

Le 4 décembre 1808, mandat délivré de 2 Francs 62 centimes à Ricau Besos maçon pour 1 journée de travail .

Total 126 Francs

 Le 29 août 1818, acte de possession de l'église paroissiale de Saint Cyr de Castelnau Rivière-Basse par Mr Tisné curé

transcription de l'acte:

Acte de possession de l'église paroissiale de St Cyr de la ville de Castelnau Rivière-Basse chef lieu de canton diocèse de Bayonne arrondissement communal de Tarbes département des hautes Pyrénées.

Le 29 août 1818, par devant nous Jean Baptiste Loustau, prêtre curé de l'église paroissiale de Maubourguet, chargé des pouvoirs par Mg l'évêque de Bayonne, s'est présenté Mr François Tisné prêtre nommé à la curé de Castelnau, lequel nous a requis de le mettre en possession réelle et personnelle de l'église paroissiale de st Cyr dudit Castelnau, en vertu de l'autorisation et délégation que nous avons reçu à cet effet de MG Jean-Jacques Loison évêque de Bayonne, voulant nous conformer aux intentions du dit évêque, et aux désirs de Mr Tisné canoniquement institué curé de la dite église, nous avons donné lecture à haute voix de son institution canonique en date du 1 juillet dernier, ainsi que de l'ordonnance du roi qui a agréé ladite institution datée du 3 du courant mois . Après que nous l'avons conduit au principal autel qu'il a baisé avec respect, ainsi que le livre des évangiles, a ouvert le tabernacle et donné la bénédiction avec le saint ciboire, nous l'avons conduit aux fonts baptismaux dont il a visité les eaux, et delà au confessionnal où il s'est assis, ensuite la chaire où il s'est pareillement assis, et à fait son compliment aux fidèles assemblés, et enfin à la cloche qu'il a tinté par 3 fois . Lesquelles cérémonies servant à constater la mise en possession, nous avons dressé le présent acte ledit jour. Mr Tisné prendra en location le 11 septembre 1818 une maison appartenant à Laplante .

Le 1 mai 1821, fête est donnée pour le souvenir de la naissance du duc de Bordeaux

La cloche de l'église de Montus

Le 1 avril 1823, déclaration du maire

Je soussigné maire de Castelnau Rivière Basse, déclare, que d’après l'invitation de Mr le curé de Castelnau, j'ai fait porter au clocher de l'église du dit Castelnau une cloche qui dépendait de l'église de la section de Montus même commune de Castelnau. L'église de Montus est fermée, ou abandonnée, le culte ne s'y exerce plus depuis quelques années, ladite cloche qui était suspendue à un petit clocher attenant à ladite église n'était pas utilisée, elle était sous la garde de l'autorité du lieu et en danger d'être dérobée.L'église de Castelnau n'a qu'une cloche et qui est fêlée, est fréquentée pour le culte divin par tous les chrétiens qui fréquentèrent jadis celle de Montus. Il a paru convenable et juste et légitime que la cloche dont s'agit fût utilisée pour appeler les fidèles au culte qui s'exerce dans la principale église. Il est promis et arrêté que si le culte est rétabli dans l'église de Montus, la dite cloche y sera remise sur le champ. Clarac maire signé.

Réparations à l'église Saint Cyr

 Le 5 mai 1823, Mr Clarac maire dit que le mur du devant de l'église, présente un grand danger, il n'est plus sur son aplomb, qu'il est à craindre qu'il tombe et occasionne des malheurs irréparables si cela arrivait un jour où les habitants seraient réunis dans cette église, et qu'il est de toute nécessité de porter remède à ce danger par des travaux qu'un homme de l'art peut endiguer, qu'il propose de voter pour cette dépense l'emploi d'une somme de 460 Francs prise sur celle de 620 francs allouée sur le budget de cette commune de la présente année pour grosses réparations dans l'église.Le conseil municipal connaissant la vérité dans les dires de Mr le maire l'invite à faire faire un devis et détail estimatif du travail dont s'agit et a voté à l'unanimité qu'il sera employé pour les frais dudit travail la somme de 460 Francs prise sur celle de 620 Francs allouée sur le budget de 1823.

le 10 avril 1836, séance du conseil, l'assemblée  a examiné quels étaient les chemins de grandes communication, et a été discuté qu'elles sont les communications les plus importantes pour la localité, et sur lesquelles il est trés urgent de porter les réparations. Elle a reconnu et placé en première ligne le chemin vicinal qui s'embranche en bas de la côte de Hechac à la route royale d'Aire, se dirige par la commune de Soublecause à Hères vers Castelnau, et parevenu au pied de la côte de cette ville se continu par la plaine sur le commune de Gouts (Gers), Cahuzac et Riscle.

Le 10 mai 1836, demande d'ouverture d'un chemin de grande communication depuis le bas de la côte de Hechac jusqu'au territoire de Gouts

Demande d'un autre chemin de Lembeye (Basses Pyrénées) à Plaisance par Madiran et Castelnau.

Projet pour la construction d'une école. arrêté qu'il serait construit sur la halle un étage où l'on pourrait établir le salle d'école et le logement pour un instituteur.

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